Depuis quelques années, je suis les activités du Groupe URD, et notamment l’évolution du projet qualité. Comme beaucoup d’utilisateurs, c’est ainsi que j’ai découvert la méthode COMPAS.
J’ai commencé par utiliser certains critères durant les cours sur l’évaluation que je donne à des masters de coopération et d’action humanitaire, dans des universités espagnoles.
Mes activités de consultante au sein de IECAH (Institut d’Etude sur les Conflits et l’Action Humanitaire) m’ont permis de rentrer en contact direct avec le Groupe URD et de découvrir plus en détail la philosophie, le processus d’élaboration de la méthode COMPAS et le produit final (support pratique), le COMPAS Dynamique.
Aujourd’hui, je continue d’utiliser le COMPAS dans mes cours à l’université, en allant plus loin dans la description de l’outil. Dans mon module sur la gestion du cycle de projet, je décris le COMPAS ainsi que le projet Sphère, et la façon de les utiliser pour gérer des projets. Il est toujours très intéressant de voir les résultats et les réactions des élèves lorsque je les fais travailler sur une étude de cas et que je leur demande d’utiliser le COMPAS. Mais pour ce faire, comment je procède ? Quelques jours avant le cours, je leur demande de télécharger le COMPAS Dynamique et de venir à l’université avec leurs ordinateurs. Ainsi, lors du module, nous pouvons avancer tous ensemble, explorer et mieux connaître ce système d’assurance qualité. Ils font alors d’excellents travaux et découvrent la grande utilité de cet outil.
Je constate souvent avec enthousiasme que beaucoup de ceux qui ont une expérience terrain font des commentaires du genre « ah, si j’avais connu cet outil avant ! », alors que les élèves qui font ces cours sans expérience préalable disent « j’emporterai le COMPAS quand je partirai sur le terrain, pour sûr » ; d’autres vont encore plus loin et commentent « ceci devrait être obligatoire pour toutes les ONG ». Les participants découvrent ensuite par eux-mêmes les usages possibles du COMPAS, à savoir une utilisation individuelle, sur le terrain ou non, et l’adoption institutionnelle.
En plus de ces cours à l’université, je fais des évaluations de programmes. Même si je n’ai jamais réalisé d’évaluation si l’on peut dire “purement COMPAS”, j’utilise toujours le tableau de bord pour planifier mon travail et préparer ma mission terrain. Je me sers donc des critères, des processus clés et des différentes questions pertinentes pour explorer chaque phase de la vie d’un projet. Cet outil m’a aussi beaucoup aidé sur le terrain pour préparer les entretiens et faire des ateliers.
Récemment, j’ai utilisé le COMPAS pour briefer quelqu’un ayant un profil très technique, qui partait sur le terrain faire une évaluation sur un projet eau et assainissement, et avait besoin d’informations et d’outils méthodologiques. Cela a très bien fonctionné et cette personne a pu bien mieux comprendre comment chercher l’information essentielle lors de sa mission d’évaluation. |